Âmes seules pour rencontres rêvées d'après Lilian Lloyd

 
 



L'amour fait couler tant d'encre, et ce depuis toujours. Il nous entraîne tous dans une même course au bonheur, cette course effrénée au prince charmant ou à la princesse rêvée…


Lilian Lloyd, aujourd'hui, d'histoires d'amours en états d'âmes, réussit à écrire des situations amusantes, touchantes, et d'une justesse qui permet à tout un chacun de s'y reconnaître.
Dans un décor sobre, baigné d'images vidéo

et de musique, quatre comédiens (2 hommes

et 2 femmes), apprêtés jusqu'à leurs sous-

vêtements pour parer à l'éventualité de la

rencontre du grand amour, se partagent

les scènes. Ils  se mêlent dans toutes les

combinaisons amoureuses pour donner vie

à « ces rencontres nocturnes, tantôt cocasses,

tantôt arrosées ou désespérées, mais toujours

imprévisibles. »
Nous sommes nous-mêmes les personnages

principaux de plusieurs de ces récits…  
Et dans chacune de ces rencontres, la nuit

vient tisser des liens, dessiner des sentiments

chez les uns et les autres. La nuit nous donne

l'impression de tout arrêter, sauf les battements

de coeur. Et c'est dans ces moments-là que la

quête de l'autre, et par-delà, de soi, devient un

but unique, le seul moyen de se réaliser…

Enfin …

Le spectacle :

Des personnages en quête d'amour, une scénographie vidéo reflet de leurs désirs.

Des comédiens en projections vidéos jouent autour des acteurs sur scène sans que ceux-ci ne s'en aperçoivent forcément.  Une vie parallèle imaginaire se crée. Les images vidéo révèlent leurs souhaits ou leurs désillusions amoureuses, suggèrent les secrets inavoués des personnages sur scène, se jouent d'eux.
Ainsi, la vidéoprojection change les perspectives. Sa transparence s'intègre aux éléments de décor, aux  corps des acteurs et ouvre des dimensions scénaristiques et esthétiques infinies. En mélangeant  les matières, les nuances, superposant  les  plans, elle permet  de  jouer  avec  la  forme  et  son contenu.
Ces mélanges, rencontres, résonances, créent un nouveau récit, une poétique inattendue. Bacon disait  d'ailleurs qu'il ne s'agit pas d'illustrer la réalité mais de « créer  des images qui sont une  concentration de la réalité et une scénographie des sensations.»

Distribution :


Texte   /  Lilian Lloyd


Adaptation et Mise en scène   /  Davyd Chaumard
assisté de Marie-Laure Rongier


Distribution  /  Amarine Brunet - Davyd Chaumard – Marthe Martins - …


Lumières   /  Pascal Nougier
Son   /  Tristan Castella
Vidéo   /  Catherine Demeure
Décor   /  Jean Pierre Garcia - La Fabrika Décor




Présentation de l'Auteur :

L'univers de Lilian Lloyd

Au fil de ses textes, Lilian Lloyd imagine une ville où des personnages se croisent, des liens se tissent, des situations se rejoignent à des moments différents de la vie, toujours autour de trois thèmes fédérateurs : la solitude, l'amour, la mort.  Avec humour, sensibilité, une pointe de cynisme parfois et toujours avec une certaine justesse de propos, il parvient en quelques mots à croquer situations et relations humaines, où chacun se prend soudain à se reconnaître…





  1. Y a des nuits qui mériteraient pas de voir le jour (2002)

  2. Les Mâles Heureux (2003)

  3. Le Conte de Camille (2003)

  4. Des maux sans lendemain (2003 - Mise en scène de l'auteur)

  5. Nationale 666 (2003 - Mise en scène de l'auteur)  

  6. La Coulée Douce (2005)

  7. Lavage délicat (2005)

*Pièces parues aux éditions Eclats d'encre



L'auteur et le projet Âmes Seules pour Rencontres Rêvées…

Le montage de textes pour le spectacle Âmes Seules pour Rencontres Rêvées a été fait à partir de : Je saurais pas mourir (texte inédit) / Ce court instant de bonheur (texte inédit) / Ce qui effleure les femmes (texte inédit) / Histoires d'âmes (2000) / J'improsive (2001)


La lecture du projet "Ames seules..." a été un choc pour moi. Positif. Très. Le travail de Davyd qui a compilé et recomposé une histoire à partir de morceaux, de fragments de textes qui étaient en sa possession (dont des inédits que je lui ai confié sans même que l'on se connaisse) m'a convaincu que mon écriture laisse la place pour que chacun y mette du sien. La rencontre avec l'intéressé et son discours ont fini par achever mon désir de travailler avec lui, dans son projet. Il me tarde aujourd'hui de voir sur scène ce montage, par moment obscur mais d'une verve poétique qui m'avait même échappé jusqu'ici.

Nous tendons même à vouloir défendre une idée commune du théâtre. Celle d'un art qui veut parler "normalement" aux gens et qui tend à les questionner sur des choses simples, sans jamais  - ô grand jamais ! - renier l'humour. Un théâtre qui va vers le public, qui veut explorer la forme tout en la laissant compréhensible de tous.

Lilian Lloyd, le 20 janvier 2006